L’édito du coordo

Dans l’édito du mois, Alain Jantorre a souhaité évoquer l’importance de l’expérience qu’il s’agit de transmettre aux stagiaires.

Passer un concours de la fonction publique, c’est aussi, au-delà de la maîtrise des connaissances et des méthodologies qui est vitale, une affaire d’expérience. L’expérience permet, en effet, de savoir ce qui nous attend, d’anticiper et donc d’être prêt.

L’expérience, c’est d’abord celle de l’équipe pédagogique qui a formé au cours des années des centaines de stagiaires. La lecture des sujets et des rapports de jury, l’analyse des notes obtenues et les comptes rendus qui sont fait à chaque retour d’épreuves offrent des informations particulièrement utiles et qui font souvent la différence dans le stress du concours.

L’expérience, c’est aussi celle des « anciens » qui, régulièrement viennent partager leur vécu. Ils transmettent le fruit de leur parcours et encouragent aussi les nouveaux stagiaires qui voient en eux des exemples à suivre

L’expérience, c’est enfin celle d’un conseil pédagogique constitué d’anciens fonctionnaires, tous  à des postes d’encadrement et qui apportent une culture administrative indispensable lors des épreuves orales.

Idéo prépaconcours c’est donc bien une certaine idée de la transmission qui s’inscrit dans la durée et qui dépasse les cadres habituels pour préparer au mieux les stagiaires et leur offrir toutes les chances de succès.

Alain Jantorre

Le principe d’égalité des sexes est inscrit à l’article 3 du Préambule de la Constitution de 1946, qui indique que « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme » et il est précisé par la Constitution de 1958, dont l’article 1er prévoit que « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Si nous venons de commémorer le 60ème anniversaire de la Constitution, le législateur essaie encore de rendre effective cette ambition et des textes récents témoignent de la volonté de lutter contre les discriminations et de promouvoir  une culture en faveur de l’égalité professionnelle. Une circulaire encourage ainsi l’aménagement des horaires de travail pour une meilleure prise en compte des contraintes familiales et de transports, une autre présente l’intérêt de formations dispensées auprès de l’ensemble des agents afin de susciter une prise de conscience des représentations, conscientes ou inconscientes, à la base des préjugés et comportements discriminatoires.

Concrètement et à l’échelle de notre institut, le constat est clair d’une féminisation des métiers de la sécurité et les retours de nos anciennes stagiaires rapportent des carrières qui se construisent et des concours internes qui leur permettent maintenant d’occuper des postes à responsabilités.

Si le principe de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes est donc aujourd’hui acquis en droit, les évolutions concrètes sont également réelles. Un changement des mentalités et des pratiques est notable tant au niveau des individus eux-mêmes qu’au niveau des recrutements et des carrières.

Alain Jantorre